vendredi 12 juin 2015

Pleine de larmes

La nuit dernière a été une nuit presque blanche, une nuit à penser, on peut appeler ça aussi une nuit de merde. 

Ça fait quelques jours/semaines que je ressens pendant quelques instant une tristesse intense mais je n'arrive pas à pleurer, c'est la dans la gorge et partout dans mon corps mais ça ne veut pas sortir. Pourtant je suis normalement une fille a la larme facile. 

Pourquoi je suis triste? Parce que je pense a mes parents, je pense a moi enfant. 
Je pense a la souffrance de ma mère depuis qu'elle a 20 ans, je pense à sa vie piégé,  dans son corps qui lui fait mal, son corps qui n'est que douleur et qui depuis 10 ans l'a clouée dans son lit. Je pense a cette salope de maladie qui m'a volé la chance d'avoir une maman normale, une enfance comme les autres, certains soir je l'entend pleurer, si vous saviez comme je n'ai jamais pu supporter ses sanglots, les "tais toi" qui raisonnaient dans ma tête dans mon enfance raisonnent encore! 

Je pense a mon père qui a accompagné sa femme du mieux qu'il a pu à bout de bras, il a bosser comme un fou (35 ans a faire les 3*8), il a élevé ses 2 filles, nous a donné la main. Il est (il restera pour toujours) mon héros. Mais pour supporter tout cela, il avait une amie cette amie c'est une bouteille d'alcool, il a su ne rien faire paraître pendant très longtemps jusqu'à ce que ses 2 filles soient devenues grandes et autonomes, ensuite ce fut la dégringolade l'alcool toujours plus sûrement pour ne pas ressentir les choses! J'avoue avoir eu honte de lui en public car maintenant il est non stop dans un état second. Est ce que je lui en veut? Oui un peu et en même temps je le comprend. Mon père aussi est malade, mon père va nous quitter je ne sais pas quand je ne sais pas comment ça va se passer mais j'ai peur. Quand j'ai appris sa maladie j'en parlais sans arrêt maintenant plus un mot tout est coincé. 

Je n'ai jamais entendu, je n'ai jamais dis "je t'aime" a mes parents. 

Pourquoi a mon âge je n'arrive pas à grandir? Je sais que j'ai un grand besoin d'être rassurer et aimer pour combler un manque d'enfance. 

Je ne pleure pas , je n'y arrive pas il va falloir que ça sorte. 

Et si tout avait été différent? Si elle n'avait pas baisser les bras? Si elle s'était battue? 


samedi 16 mai 2015

The mud day



Samedi 9 mai 2015, pour fêter mes 33 ans, grâce à William Saurin, j'ai eu la chance de participer à une course de folie 13km, 22 obstacles.

La veille étant dans le coin nous sommes allés sur le site voir un peu ce qui allait m'attendre, évidemment je n'ai pas vu grand chose, et heureusement car je ne suis pas sûre que j'aurai eu le courage d'affronter tout cela.

Samedi 8h45, départ pour le camps militaires de Beynes, rendez vous a 10h avec l'équipe, récupération des dossards, des mitaines (merci grâce à elles nos mains ont été un peu épargnées), l'humeur est à la rigolade, on se présente "comment tu t'appelle? c'est quoi ton blog? et blablabla et blablabla.

11h, sur la ligne de départ, les filles doivent se faire porter par des gars (on est entre filles) bref ma coéquipière du jour Virginie reperd un mec d'environ 2 m et ni une ni 2, la voila perché, moi je me retrouve sur un gentil mais un peu foufou, bref ça commence et on se marre comme des gamines.

Ma fameuse Virginie me dit "on court ensemble, on a le même rythme ce qui d'ailleurs est assez vrai, premier obstacle facile, on court entre chaque épreuve, sauf dans les montées, parce que c'est pas de la monté qui fait sourire, c'est de la montée que quand tu es au pieds tu penses que quand tu sera en haut tu trouvera de la neige éternelle.

Les épreuves se succèdent, chacune notre tour, essayons de mettre nos peurs de coté et de s'éclater, ma peur de l'eau ne m'empêche pas (après avoir évaluer la profondeur) d'y aller dans cette eau loin d'être bleue azur ; je passe du coté "mud-viettes" à 2 reprises car il faut mettre la tête sous l'eau (dommage j'aurai voulu tester l'eau a 5°).

Tout ce passe bien, j'ai mon homme et mon fils sur le coté du parcours, un petit bisous en passant et pleins d'encouragements.

Puis arrive LE ravitaillement (il y en a régulièrement avec juste de l'eau) et là au "menu" Red Bull et quartiers d'oranges, je ne sais pas ce qui m'a pris, l'euphorie du moment, je me suis bu un verre de Red bull, pourtant je n'aime pas ça et je sais (d'habitude) que mon corps ne le supporte pas. 1km après ce ravitaillement je suis prise de nausées, envie de vomir et palpitations s'invitent à la fête, je ne peux plus courir, j'ai juste envie de tout lâcher.
Mais ma coéquipière, et mon homme me disent de ne rien lâché d'y aller, de finir. C'est reparti mais en marchant et la je me confie à Virginie, je lui parle de ma famille en 2 phrases toutes simples, elle me dis que JE DOIS finir pour EUX. Je me sens coupable de la ralentir, je lui dis de repartir de se faire plaisir et qu'on se retrouvera à la fin car elle a raison j'irai au bout quoiqu'il m'en coûte.

Il reste 4 km, je marche, je me sens mieux, je cours mais à chaque efforts l'angoisse, la nausée revient, du coup j'en profite pour discuter avec les gens autour de moi, certains me disent qu'ils sont partis a 9h20 et c'est avec fierté que je leur dis que je suis parti a 11h mais que là "putain c'est raide".


13h40 l'arrivée est en ligne de mire, enfin, la ligne d'arrivée c'est une boite plein de fils électrifiés, je vois mon chéri, mon fils et ma Virginie tout sourire de me voir (enfin) arrivée.

Je prends ma médaille, mon t-shirt, ma bière je dis à tout le monde que c'est mon anniversaire.  Voilà j'ai fait une course de dingue. Une course d'entraide, une course pour s'amuser.

C'était top, l'année prochaine j'aimerai entraîner ma soeur dans l'aventure.

Je suis fière de moi j'ai tenu grâce au soutien des miens, je suis fière de moi de ne pas m'être écouter, je suis fière de moi d'être allée au bout.




mardi 28 avril 2015

Le running dans tout mes etats

Comme vous devez le savoir, j'aime courir un peu, beaucoup, passionnément, a la folie. Depuis que je m'y suis mise sérieusement, je m'équipe de jolies choses, de choses un peu futiles mais j'aime faire des essais, et être un peu jolie même en sueur et rouge.

Aujourd'hui petit tour de ce que j'aimerai avoir, de se que je vais avoir pour me préparer à courir mon marathon de Paris 2016, je me lance ce défi de deglingo avec ma copine Julie, il faut pour le réussir, quand je parle de réussir je parle de le finir, aucune pression de temps.

Pour info mon anniversaire arrive a grand pas MDR!!

(promis je vais chercher comment faire des montages photos parce que la c'est très moche)

un t-shirt manche longues




ce soir tu sera mienne!!!!!



petite montre cardio
les chaussettes pour avoir la jambes legeres

le jolie short 2en1











une paire de minimaliste





vendredi 24 avril 2015

Ma non-envie du 2eme

ma prochaine lecture.
Selon bon nombre de personne, il semblerait que la famille idéale est composée d'au moins 2 enfants.
Pour le moment nous n'en avons qu'un d'un peu plus de 4 ans, j'ai l'impression de retrouver enfin une vie aussi pour moi après 4 ans ou tout était pour lui, chaque seconde lui était consacré, maintenant qu'il grandit nous pouvons prendre du temps pour nous. Pour la première fois le mois dernier nous avons pris une baby sitter et nous avons passé un super soirée.

Le fait d'avoir fait une dépression d'une année a la naissance d'Andrea est sans doute également un frein mais c'est plus que ça, je n'ai pas besoin d'un autre pour être entière.

A l'heure actuelle, a l'aube de mes 33 ans je ne ressens pas l'envie d'avoir un 2eme enfant. Il y a quelques mois nous en avons parlé, nous avions "fixé" une date pour mettre en route ce bébé, mais j'avoue que plus on approche de cette date et moins j'ai envie.

Être parent d'un seul enfant, certain dirons que c'est égoïste pour lui car il n'aura personne avec qui partager, que je suis égocentrique et que je ne pense qu'a moi et à mon bien être.Ce n'est peut être pas totalement faux.

Mais dois je me forcer pour rentrer dans le moule?

Si mon équilibre était à 3?

Évidemment l'envie de pouponner m'attire mais pour quelques heures ou jours, les enfants de mon entourage ne peuvent ils pas suffire a mon bonheur?

Je sais très bien que je n'ai plus 20 ans, que le temps passe vite, que ce n'est pas quand j'aurai 50 ans que je devrais me décider.

Voila un petit mot en forme de confession, JE NE VEUX PAS DE N°2.


lundi 13 avril 2015

Tais toi, ça fais trop mal!




Pendant 2 semaines mon petit Andrea m'a dit des choses qui font mal à mon cœur de maman. Il voulais simplement que je parte loin pour rester avec son papa juste tout les 2  sans moi parce qu'il "ne m'aime pas trop".

 Oui il a 4 ans, oui son papa a été beaucoup absent mais mon cœur de maman s'est cassé en milles morceaux, j'étais triste, j'étais en colère que mon fils que j'aime par dessus tout ne m'aime pas "trop".

Je suis une maman qui ne joue pas beaucoup avec lui, je ne suis pas une maman patiente je crois que le plus dur à avaler dans tout cela, c'est que moi non plus je ne l'aime pas trop cette maman et que je le comprend.

J'essaye de changer, de nous faire passer du bon temps tout les 2, pour son bien et pour ne pas que le papa soit toujours entre nous 2 à dire à l'un et a l'autre qu'évidemment on s'aime.

La vie c'est pas si simple, la vie c'est pas une pub Kinder.

Andrea grandit et j'aime ce qu'il devient, j'espère y être pour quelque chose un peu.

C'est mon fils, ma bataille (oui j'ai copié) mais j'ai pas les armes, j'ai pas eu les exemples de parents modèles et présents en étant un petite fille, à ma façon et a mon grand désarroi je reproduis tout cela sauf que je sais lui dire que je l'aime fort jusqu'à la lune.

On avance avec nos casseroles, certaines sont en fonte, et c'est pas simple de bouger avec ça.

Je voudrais juste qu'il soit heureux et s'il pouvait m'aimer un peu ça serait sympa de sa part.


lundi 16 mars 2015

Je gere!!!

Ceux qui me suivent un peu partout, vous savez que Monsieur est parti pour son travail pour 6 semaines et ne revient que le week end et encore pas tous, bref pendant ce temps tant la il faut que je gère.

Le début a été tellement compliqué et angoissant qu'en accord avec mon patron je suis passer a mi temps jusqu'au 13 avril, j'avoue que j'aimerai continuer à travailler comme cela, ça me convient bien, mais pour cela on verra dans un petit mois! A ce niveau la ça va je gère.

J'ai des phobies dans la vie, j'ai une peur panique de vomir et des gens qui vomissent, évidemment Andrea qui n'est jamais malade, a profiter d'un week end ou j'étais toute seule pour vomir dans la nuit, 3 fois, j'ai cru mourir, mais je gère.
J'ai aussi très très peur des hôpitaux, rien que passer devant un panneau bleu avec un grand H me donne des sueurs froides, mais mon fils a besoin de se faire opérer des végétations et de se faire poser des yoyos, le rendez vous est pris pour le vendredi 27 mars, je serai seule avec lui pour passer ce moment, mais encore une fois je vais gérer, je ne sais pas comment mais pour LUI pour mon petit chaton, quoiqu'il m'en coûte je gère, c'est peut être çà l'amour d'une mère, je sais pas mais JE GÈRE.

Après tout cela je vais le laisser partir quelques jours avec son papa, je vais profiter de ce petit temps pour courir ma Color run, pour dormir et m'occuper de moi, gérer c'est bien mais c'est fatiguant. Ça fait seulement 2 semaines que mon amoureux est parti et je suis déjà épuisée.

Par ce billet je tire mon chapeau à tout les parents solo, à eux qui gèrent seuls tout le temps ou une semaine sur deux, bravo les gars vous avez toute mon admiration.

jeudi 19 février 2015

Ma balance

Moi Laetitia, 32 ans, 150cm, 47 kg, 20.9 imc.



Voila la plupart des gens vont me dire que c'est plutôt bien, mais j'ai un problème je suis accro a ma balance, je peux me peser plusieurs fois par jours, et je voudrais que le chiffre soit chaque fois plus bas que la fois d'avant.

Vers 20 ans je suis passé par une "petite" phase d'anorexie et je m'aperçois que j'ai encore quelque séquelles. Alors évidemment j'ai du plaisir a manger, et je ne me prive pas, mais je suis aussi capable sans problème de passer plusieurs jours a n'avaler que du thé avec un sucre de temps en temps. pendant ma période anorexique je ne me nourrissais en tout et pour tout d'une tomate et d'une bouteille de Coca par jour, j'ai aussi garder de cette période une addiction limite maladive au Coca (si il n'y en a pas une bouteille d'avance chez nous cela m'angoisse).

Revenons en a cette balance, si le matin je me pèse et que je dépasse les 47 kg, je le vis très mal et je me demande comment faire pour redescendre vite, j'ai une peur panique de vomir, je pense que dans le fond c'est un mal pour un bien car j'imagine que c'est quelque chose qui serait envisageable si dans ma tête vomir n'était pas synonyme de mourir.

Comme toute bonne fille vivant au rythme de mes (putain) d'hormones parfois j'ai des pulsions et de folles envies de sucré mais je suis beaucoup plus salé, sandwich et pizza sont mes véritables faiblesses. Le soucis c'est que chaque craquage me fait culpabilisé et me remet un peu plus dans le cercle du "rien mangé".

Mon cher et tendre amour va passer 6 semaines pas loin mais il ne sera la uniquement les week end donc j'avoue avoir peur de tomber dans la facilité de faire manger mon fils et "d'oublier" de me nourrir quelque fois.

Évidemment j'ai des amis en surpoids et je sais que je les énerve a surveiller ma balance autant, mais je ne sais pas faire autrement, je ne supporte pas mon corps plus enveloppé, j'ai détesté être enceinte, ce corps m'a dégoûté au point que je ne supportais aucun miroirs et que les seules photos que j'ai de cette grossesse ont été faites 3 semaines avant la naissance, et faite chez un photographe dans l'espoir de ne pas être trop moche, trop grosse.

A l'heure actuelle, des que je mange trop je peux être sure que mon ventre me le fera payer dans les minutes ou les heures qui suivent, je ne pense pas pouvoir me débarrasser de mon addiction à la pesée quotidienne. Je vis avec, je sais que ça n'apporte rien de bon mais j'ai des choses bien plus importante a réglé avant ce soucis qui n'en ai pas vraiment un.