Rien qu'a lire le titre, tout le monde sait que ça ne va pas être le billet le plus fun de l'année mais j'ai le coeur gros et j'ai besoin d'en parler pour être plus légère (peut être).
Le 25 décembre, nous sommes allé fêter Noël chez mes parents, jusque la tout est normal. J'ai donc vu ma mère (pour rappel atteinte d'une sclérose en plaque depuis 1980 et alitée depuis 2005), je suis entré dans sa chambre pour lui dire bonjour et lui demandé comment elle va, sa réponse fut simple et redoutable "j'ai mal, je voudrais que quelqu'un m'aide à mourir". Évidemment je vois dans ses yeux toutes les années de souffrances et de douleur, ce ras le bol de cette vie qui n'en ai plus une.
Je lui répondu que si je pouvais je le ferai...
Sauf que la France ne laisse pas ce choix, que les animaux en souffrance on le droit de mourir dignement sans acharnement s'ils souffrent trop. Les Hommes eux n'ont pas cette chance, personne ne peut l'aider, quand on sait que jamais ça n'ira mieux, que ça sera même de pire en pire, que fait on? Nous la famille, eux les soignants, sommes complètement démunis. Si nous tentions de faire ce qu'il faut pour accéder a sa demande, nous serions des assassins...
Pourquoi? je ne comprend pas.
Malheureusement nous ne sommes pas seuls dans ce cas, je ne connais aucune solution.
Je souhaite que 2016, soit l'année de sa délivrance, non je ne serai pas heureuse que ma mère nous quitte mais je sais qu'elle sera mieux ailleurs.
Certain d'entre vous ne me comprendrons pas mais c'est pas grave.
dimanche 27 décembre 2015
jeudi 24 décembre 2015
Plumette
Je m'en vais vous raconter l'histoire de deux petites plumes, deux petites plumes un peu seules, un peu là et un peu ailleurs. Deux plumes d'oiseaux différents, deux plumes légères, fragiles et en même temps fortes et résistantes.
Chacune des deux plumes vivotait au grès du vent, chacune dans leur coin, à aimer les notes sensibles de la brise dans les branches, à avoir peur des orages, et un peu de la pluie, chacune de leur côté admire des arcs en ciel.
Un jour le hasard fit souffler le vent un peu plus fort et les deux plumes se croisèrent, comme cela une fraction de seconde, chacune savait que l'autre était son autre. Le vent toujours farceur leur joua des tours, des bourrasques rapides, des clins d'œil à la vie à chaque rencontre. Nos deux plumes se sentent mieux ensemble, toute aussi légère mais encore plus forte.
Un matin les deux jolies plumes décident sans réfléchir de ne jamais se séparer, de se graver l'une sur l'autre.C'est une histoire d'amitié, une histoire de famille que l'on se choisi, une histoire que la tête ne peut pas arrêter seul le cœur parle.
À ma plumette...
mardi 17 novembre 2015
Mon héros n'a pas de cape
Vendredi 13 novembre 2015, Daesh nous a plongé dans la terreur, je ne vous dirais pas que je n'ai pas peur car c'est faux je suis terrifié.
Vendredi soir, j'ai passé la pire nuit de ma vie, la peur vissée au ventre, au cœur, la peur partout dans le corps parce que je vis avec un Héros.
Je vis avec un héros, un héros sans cape mais avec un casque, aujourd'hui je voudrais lui rendre hommage.
Daesh tu ne dois pas savoir que dans chaque adulte il reste un part d'enfant, alors je t'en veux de lui avoir voler cette part d'enfant, je t'en veux d'avoir fais s'éteindre l'étincelle de folie qu'il avait au fond des yeux, je t'en veux de le voir comme cela présent physiquement mais avec dans la tête les atrocité que tu y as mis.
Daesh a cause de ta barbarie, je surveille son sommeil, je prie chaque soir pour que ses rêves soient doux, pour que tu n'ai pas réussi à rendre ses songes douloureux.
Daesh je tiens à te dire que tu n'a pas gagné, que nous tous Amour, enfant, amis, famille, on va tout faire pour qu'il retrouve son insouciance, pour qu'il retrouve du plaisir à vivre, à courir, à rire, à être être fou.
Mon Pompier a vécu quelque chose d'horrible, je suis fière de lui, il a fait son métier comme les autres, mon Amour je t'aime depuis le vendredi 11 septembre 2009, mais depuis le vendredi 13 novembre 2015 je t'admire.
Tu es mon Héros sans cape mais avec un casque.
jeudi 17 septembre 2015
Le manque de temps.
Depuis quelques temps, je prends du temps pour moi, beaucoup de temps (trop de temps?) mais j'ai peur, si mon couple de résistait pas à ce côté égoïste.
En clair, je cours, et jusqu'à maintenant ça n'empiétait pas vraiment sur nos emplois du temps vu que je courais sur le temps de ma pause de midi et le dimanche matin avec les copines. Mais j'ai vraiment très envie de m'améliorer et pour ce faire j'ai très envie de m'inscrire dans un club, ce qui me prendrais au moins 2 soirées par semaines pendant 6 mois pour commencer.
Ensuite j'aimerai vraiment apprendre à nager, j'en parle depuis quelque temps et je trouve toujours une excuse pour repousser l'échange, la peur de l'eau est plus forte; sauf qu'après une semaine au bord de la mer je suis rentrée triste de ne pas jouer dans l'eau avec Chéri et Chaton. Et bim encore 1 soirée de prise.
En plus de cela je suis en pleine expérience de l'hypnotherapie, afin de me libérer de plein de choses que je garde depuis l'enfance, et aussi ça prend du temps.
Le 1er octobre je passe à 80% au boulot, donc je vais pouvoir caler des rendez vous ce jours là, faire les courses et la paperasse pour ne pas avoir à le faire le weekend.
Ceci est d'autant plus compliqué que Monsieur Chéri a un peu un emploi du temps spécial, c'est un beau métier pompier mais c'est pas si simple pin pour lui, ni pour nous.
La question que je me pose donc est celle ci : dois je mettre de côté des activités qui me font me sentir bien et fière de moi afin de ne pas avoir l'impression de délaisser les miens? Disons que cela durera 6 mois est ce que je mets ma famille en danger?
jeudi 23 juillet 2015
Mère, amoureuse, sportive et travailleuse
Je sais que beaucoup de maman sont dans le même cas que moi, on compte les heures, on a des planning chargé, on multiplie les activités personnelles pour être heureuse, on culpabilise de ne pas passer plus de temps en famille, cette situation est un sacrée sac de noeuds que je n'arrive pas a démêler et peut être que dans le fond ça me va bien. Aujourd'hui je vais faire un petit "planning"d'une de mes journée type :
7h le réveil sonne
7h09 le réveil resonne et je me lève
7h10 salle de bain, rafraîchissement, dents, cheveux "oh putain la tête du jour ça promet..."
7h30 réveil pour Andrea
7h40 rereveil pour Andrea qui traîne au lit
7h45 pain au lait, jus de fruit, chaussettes, pantalon, ou est satané pull?
8h10 sac a main, sac a dos, sac de sport, tétine et doudou en voiture pour la sortir du garage
8h20 Chaton si tu ne me lâche pas je vais être en retard au boulot, oui c'est papa qui vient te chercher ce soir
8h25 en voiture, musique à fond
9h au bureau, facturation, préparation de commande "non je ne connais pas la référence du phare pour ton XXXX de 1964"
12h enfilage de short et de baskets
12h45 fin de la course, il fait chaud "pourquoi je sue plus après que pendant que je cours?
12h50 je bois, je mange ou pas
13h inondation du coin lavabo pour pas puer tout l'après midi
13h30 c'est reparti "oui on vend du câble de batterie mais non je peux pas faire de prix"
17h30 en route pour le retour à la maison avec un oeil sur le tel "qui va rentrer le premier pour aller a l'école?"
17h50/18h30 (vive Paris) ouverture de la porte "coucou les amours ça a été la journée?"
18h30 préparation du repas pendant que Monsieur s'occupe de la douche
19h15 A TABLE
20h brossage de dents, câlins et au lit petit bonhomme
20h10 a la douche, massages (anti cellulite) et détente de 30 min
20h40 on va enfin se poser en amoureux devant un film
21h15 je suis trop fatiguée mon amour je vais me coucher ou alors je m'endors sur place
voila entre tout cela quand 1 ou 2 ou 5 min se libère j'envoie une machine, je passe un coup de balai, je commence une vaisselle, je pend je replis du linge, je fais une liste de course, une autre de chose a faire (tout cela est fait par Monsieur également)
Aujourd'hui , je suis un peu fatiguée, mais je ne veux pas arrêter, ni de travailler, ni de m'occuper de mon fils, ni le sport.
Je me rend compte que l'Amoureux est un peu délaissé j'essaye tant bien que mal le week end d'être plus présente pour lui.
Dans 3 semaines, les vacances, 1 semaines ou ma vie va tourner autour de mon petit et grand Amour, peut être que j'irai courir un peu, seulement si ça ne prive personne d'un moment de bonheur!
On court non stop, on court après le temps, on court pour le plaisir, mais on le fait parce qu'on est vivant et que même si on se plaint même si c'est dur la vie, n'oublions pas qu'elle est pas si moche elle est même belle quand on prend 5 min pour s'en rendre compte.
Je me rend compte que l'Amoureux est un peu délaissé j'essaye tant bien que mal le week end d'être plus présente pour lui.
Dans 3 semaines, les vacances, 1 semaines ou ma vie va tourner autour de mon petit et grand Amour, peut être que j'irai courir un peu, seulement si ça ne prive personne d'un moment de bonheur!
On court non stop, on court après le temps, on court pour le plaisir, mais on le fait parce qu'on est vivant et que même si on se plaint même si c'est dur la vie, n'oublions pas qu'elle est pas si moche elle est même belle quand on prend 5 min pour s'en rendre compte.
| L'AMOUR |
| LA SPORTIVE |
| LE BOULOT |
| LA MAMAN |
lundi 6 juillet 2015
Je suis une princesse
Le 21 juin a 11h30, je prenais le départ avec mes copines MumNRun, de la courses des princesses. Une course de 8 km dans le superbe domaine du château de Versailles.
Le rendez vous était fixé a 10h15, nous étions partis largement assez tôt pour être a l'heure et profiter de l'avant course, sauf que niveau affichage pour savoir ou nous devions nous rendre, c'était le néant le plus total, le temps de trouver un place pour se garer, et après avoir marcher plusieurs kilomètre nous arrivons enfin sur le site.
Je me dépêche pour enfiler ma tenue, il est presque 11h, je suis presque en retard, je ne pense pas retrouver les filles, je suis un peu déçue mais bon tant pis, je m'approche de la ligne de départ et la au loin je les vois, la team mes copines sont la OUF, y a plus qu'a courir et a se faire plaisir.
Cette course je me donne 55 minutes pour la finir, j'avais pris la décision de ne suivre personne, de faire ma course, de prendre du plaisir, je m'interdit juste de marcher.
11h30, le départ est donné, j'en prend plein les yeux, je cours sans musique j'écoute mon corps et ce qui m'entoure.
Petit ravitaillement au 4eme kilomètre, pas forcement indispensable mais je prend le temps de boire un peu d'eau et de prendre un quartier d'orange (je ne sais pas manger le matin donc je suis a jeun depuis la vieille au soir).
Beaucoup de princesses ont joué le jeu du déguisement, moi non j'ai juste mon diadème, je suis encore une bebe-runneuse je ne veux pas m'encombrer.
Après 49min54 de course, je passe la ligne d'arrivée, je me sens tellement bien que j'ai envie de refaire un tour.
Je retrouve mon chéri et mon petit homme, ils sont fières de moi, le petit me dit que j'ai gagné la course et il a raison j'ai gagné MA course, je suis heureuse et fière.
c'était du pur bonheur sans prise de tête, je veux que toute mes courses ressemble a celle ci.
D'ailleurs mon homme a fait une vidéo de la fin de course, moi qui n'aime pas me voir cette vidéo je l'aime, je crois que je commence à m'aimer un peu.
vendredi 12 juin 2015
Pleine de larmes
La nuit dernière a été une nuit presque blanche, une nuit à penser, on peut appeler ça aussi une nuit de merde.
Ça fait quelques jours/semaines que je ressens pendant quelques instant une tristesse intense mais je n'arrive pas à pleurer, c'est la dans la gorge et partout dans mon corps mais ça ne veut pas sortir. Pourtant je suis normalement une fille a la larme facile.
Pourquoi je suis triste? Parce que je pense a mes parents, je pense a moi enfant.
Je pense a la souffrance de ma mère depuis qu'elle a 20 ans, je pense à sa vie piégé, dans son corps qui lui fait mal, son corps qui n'est que douleur et qui depuis 10 ans l'a clouée dans son lit. Je pense a cette salope de maladie qui m'a volé la chance d'avoir une maman normale, une enfance comme les autres, certains soir je l'entend pleurer, si vous saviez comme je n'ai jamais pu supporter ses sanglots, les "tais toi" qui raisonnaient dans ma tête dans mon enfance raisonnent encore!
Je pense a mon père qui a accompagné sa femme du mieux qu'il a pu à bout de bras, il a bosser comme un fou (35 ans a faire les 3*8), il a élevé ses 2 filles, nous a donné la main. Il est (il restera pour toujours) mon héros. Mais pour supporter tout cela, il avait une amie cette amie c'est une bouteille d'alcool, il a su ne rien faire paraître pendant très longtemps jusqu'à ce que ses 2 filles soient devenues grandes et autonomes, ensuite ce fut la dégringolade l'alcool toujours plus sûrement pour ne pas ressentir les choses! J'avoue avoir eu honte de lui en public car maintenant il est non stop dans un état second. Est ce que je lui en veut? Oui un peu et en même temps je le comprend. Mon père aussi est malade, mon père va nous quitter je ne sais pas quand je ne sais pas comment ça va se passer mais j'ai peur. Quand j'ai appris sa maladie j'en parlais sans arrêt maintenant plus un mot tout est coincé.
Je n'ai jamais entendu, je n'ai jamais dis "je t'aime" a mes parents.
Pourquoi a mon âge je n'arrive pas à grandir? Je sais que j'ai un grand besoin d'être rassurer et aimer pour combler un manque d'enfance.
Je ne pleure pas , je n'y arrive pas il va falloir que ça sorte.
Et si tout avait été différent? Si elle n'avait pas baisser les bras? Si elle s'était battue?
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